Relation avec les Anishinabeg

Mise en contexte

Les anishinabeg habitent le territoire de l’Outaouais (ainsi que de d’autres régions du Québec) depuis des milliers d’années. Leur relation avec la forêt d’ici en est donc une de profondeur et de longue expérience. Leurs ancêtres ont très bien accueilli les français et ils n’ont jamais légué ce territoire. Dans cet ordre d’idée, la Coopérative de Solidarité des Forêts et des Gens reconnaît l’importance centrale des Premières Nations dans les discussions et les décisions qui concernent le territoire. Il y a beaucoup à faire, car plusieurs préjugés demeurent entre les nations. Encore trop peu de gens connaissent l’époque des pensionnats indiens, dont l’objectif était d’assimiler les Première Nations en leur empêchant, dans certains cas pendant plus de 50 ans, de pratiquer leur langue, leur culture et leur mode vie sur leur territoire traditionnel. Une grande réconciliation est en chantier…

Nous œuvrons donc à créer un espace de dialogue, un espace de confiance, un espace relationnel, fraternel et mutuel dans lequel nous pourrons travailler ensemble pour le bien être de tous, ainsi que  celui de la Terre et des 7 prochaines générations.

D’ailleurs, le sage anishinabe/algonquin, William Commanda, a beaucoup inspiré certains membres de la coop. Cet homme a travaillé pendant plus de 40 ans à rassembler les gens de toutes les nations du monde pour la paix, le pardon et le respect de la Terre Mère. Nous reconnaissons aussi la générosité dans les partages et la sagesse du Chef actuel de la communauté de Kitigan Zibi, Gilbert Whiteduck. Ce dernier a considérablement contribué à un rapprochement entre les gens de sa communauté et ceux de la population de la Petite-Nation.

Cliquer ici pour voir un extrait vidéo de Gilbert Whiteduck s’exprimant au sujet de la Terre mère et de partenariats avec les municipalités de la Petite-Nation.

Dans ce contexte, la coopérative a donc fait plusieurs démarches de rapprochement culturel et de partenariat pour la protection du territoire avec les anishinabeg/algonquin, depuis 2009.

 

Participation anishinabeg à l’exposition Parcours d’EAU, du Centre de Patrimoine de Plaisance

D’abord, dans le cadre de la création de la nouvelle exposition du Centre du Patrimoine de Plaisance, Parcours d’EAU, la coopérative a créé des liens de confiance avec la communauté anishinabeg de Kitigan Zibi. Cela a permis d’enrichir la qualité  de l’exposition, qui a été inaugurée le 28 juin 2012, en intégrant de très belle manière la participation centrale des Premières Nations dans l’histoire de la région. Merci à Véronique Gaboury, Nicole Catellier, Anita Tenasco et Gilbert Whiteduck qui se sont généreusement impliqués dans cette aventure Cliquer ici pour voir l’article sur l’inauguration de l’exposition.

 

Lancement du documentaire, William Commanda, Le Portage des sagesses à St-André-Avelin, en compagnie de Peter Decontie

Le 30 octobre 2010, à l’Auberge Petite-Nation, a eu lieu une présentation du documentaire « Portage des sagesses », réalisé par Patrick Gravel. C’est un message de paix et un appel à la guérison envoyé par le Grand-père William Commanda, doyen des aînés algonquins, chef du gouvernent Indien d’Amérique du Nord. Peter Decontie, le gardien des feux spirituels des Algonquins, y était présent en digne représentant de M. Commanda et a répondu avec patience et sagesse aux questions du public après la projection du documentaire. Encore ici, des portes se sont ouvertes, l’une invitant les algonquins à revenir marcher sur leurs territoires ancestraux, et l’autre nous invitant à continuer le dialogue avec eux. La salle était pleine à l’Auberge Petite-Nation et le moment a été inoubliable pour les gens présents. Merci à Dominique Rozon et à l’Auberge Petite-Nation pour l’accueil chaleureux. Cliquer ici pour lire un article à ce sujet.

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  Si vous désirez en savoir plus sur William Commanda, visiter les sites suivants:

Circle of all Nations

Asinabka

Invitation de quelques anishinabeg dans les institutions locales: Partages de sagesse

Mario Charrette, citoyen de Ripon, avait le projet de créer une rencontre entre les élèves de l’École Saint-Cœur de Marie de Ripon et un ou une sage algonquin(e)/anishinabe. Il a demandé à Patrick Gravel de lui présenter quelqu’un qui pourrait inspirer la sagesse chez les anishinabeg. Ce dernier lui a présenté Louise Wawatie, une gardienne des traditions. Suite à cela, Mario Charrette a organisé deux évènements qui ont été très enrichissants et inspirants.  Joe Wawatie et Rudy Papatie, tous deux anishinabeg, ont aussi participé à des évènements similaires dans la région, soit avec l’Atelier FSPN et avec l’École Secondaire Louis-Joseph-Papineau. Ces trois initiatives de rapprochement culturel n’ont pas été directement organisées par la coop, mais elles s’inscrivent dans le même esprit et méritent d’être mentionnées. Merci aux gens qui se sont impliqués dans ces initiatives: Joe Wawatie et Rudy Papatie, Francine Letoureux, Louise Wawatie, Brigitte Dugas, Mario Charette Cliquer ici pour lire un article sur le passage de Louise Wawatie à Ripon.

louise et alice

 

L’Île Canard Blanc et sa protection

L’Île Canard Blanc est située au coeur du Lac Simon. Non loin de là, sur les rives du Lac, un  rocher est marqué par des pétroglifs très anciens, réalisés par les ancêtres des anishinabeg/algonquins. Dans l’histoire plus récente, l’Île était toujours habitée par une famille algonquine, les Canard Blanc. D’ailleurs, ces derniers était de la même famille que celle du chef actuel de la communauté de Kitigan Zibi, Gilbert Whiteduck. Les terres situées au centre de l’île sont publiques et gérées par la MRC Papineau. Cette dernière avait l’intention de vendre des lots d’un acre adjacent au terrain privé sur le pourtour de l’île, question de rendre des installations septiques conformes. Les anishinabeg connaissant l’importance culturel de cet endroit pour leur ancêtre et se sont opposés à cette vente.  Suite à cela, la coop a organisé une rencontre sur l’île Canard Blanc entre des membres de la communauté de Kitigan Zibi, des membres du conseil municipal de Lac Simon, des membres de la Coop des Forêts et des Gens, Jean-François Larrivée, l’ingénieur forestier de la MRC, ainsi que Jean-Guy Paquin, l’écrivain qui a retracé l’histoire de cette île. L’équipe de tournage de l’exposition Parcours d’EAU du Centre du Patrimoine de Plaisance a filmé ce moment qui a été qualifié d’historique par un des  deux journalistes qui était aussi présent.  Suite à ce beau moment, des évènements ont fait en sorte que la descendante des derniers anishinabeg ayant habité l’île, madame Yvonne Simon, a pu renouer avec son petit cousin, Gilbert Whiteduck.

Au sujet de l’Île Canard Blanc, la coopérative a agit dans le sens d’un rapprochement entre les gens et souhaite l’éventuel protection de l’intérieur de l’île et sa reconnaissance comme site patrimonial anishinabe. Ce processus avance à grand pas. Merci au travail de Jean-Guy Paquin qui a été central dans cette aventure, autant pour la reconnaissance historique de la présence des Premières Nations que pour le rapprochement humain!

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 Lire un article sur la visite historique d’un groupe d’anishinabeg sur l’le Canard Blanc

 

Un canot d’écorce en l’honneur de William Commanda

L’esprit de tolérance et de rapprochement entre les peuples était présent à la cérémonie de mise à l’eau du canot d’écorce fabriqué en mémoire de William Commanda, décédé en août 2011. Les frères Jean-François et Patrick Gravel ont découvert, peu avant la mort de l’aîné, un magnifique bouleau dont ils ont récolté l’écorce. Après une année de deuil, avec la bénédiction de la fille de Grand-Père Commanda et guidé par les conseils de son petit fils, Chuck Commanda, ils ont entrepris la construction d’un canot. Cela avait pour sens d’honorer la mémoire d’un homme qui a inspiré l’unification, la paix, le pardon et la protection de la Terre Mère. Chuck Commanda et Romola Thumbadoo, des proches de l’aîné, ont été les premiers à avironner dans ce canot, symbole d’un portage entre les nations. C’est au lac anciennement appelé Commandant, que cette aventure sacrée s’est déroulée. Merci aux frères Gravel, à Jolyane Lamontagne, Francine Payer, Romola Thumbadoo, Ronald Gravel, Françoise Gravel, ainsi qu’Évelyne, Chuck, Janet et William Commanda sans qui cet évènement merveilleux n’aurait pu se produire. Lire un article à ce sujet

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